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mercredi 26 octobre 2011

Carnet Web de Généalogie: Gedcomizer

Carnet Web de Généalogie: Gedcomizer: Vous dépouillez ? Vous transcrivez des registres sous différents formats ? Vous voudriez reconstituer ces généalogies de villages ? Un nou...

vendredi 21 octobre 2011

RUFFO de LARIC



« Ecartelé, aux 1 & 4 coupés émanchés de quatre pièces d’argent sur trois et deux demies de sable;en chef, sur l’argent, trois coquilles rangées de sable;

aux 2 & 3 d’azur, à la bande d’or, accompagnée en chef d’une colombe essorante d’argent et en pointe d’un lion d’or »


Louis RUFFI, Comte della RICA, au Royaume de Naples, passa en France vers l’an 1346 accompagnant la Reine Jeanne qui se retirait en Provence. Pour le dédommager des pertes de son Comté de LA RIC et autres terres, cette princesse lui donna les châteaux de La Bréoule, dans la Seine, celui de SALIGNAC au bailliage de SISTERON et celui de CHANOLE au bailliage de DIGNE ainsi que la juridiction et le péage de GAUBERT. Ces dons sont confirmés par Louis, fils du Roi de France par Lettres du 25 Mars 1382. Il eut:

Georges qui eut deux fils:

-Pierre, Chef de la Cour Royale de DIGNE (s.p)

-Louis II qui eut pour fils:

Elzeard, seigneur de CHATEAUNEUF lequel épouse le 10 Avril 1453 Catherine de ROCHAS, de DIGNE, dont:

Jean I x le 4 Février 1500 Madeleine de LAUGIER, fille de Poncet et Delphine de MATHERON, de DIGNE.

Jean II de LARIC x le 15 Août 1541 Anthorone IZOARD, de DIGNE, fille de Pierred'où est issu:

Balthazard, co-seigneur des SIEYES, (près DIGNE) Greffier Criminel en la cour du Parlement de DIGNE. Epouse Catherine MEYNIER le 13 Septembre 1567, fille de Gilles, seigneur d’AIGLUN et Jeanne de RIQUET d'où vient:

Alexandre I de ROUX de LARIC, seigneur de GAUBERT qui épousa le 20 Avril 1599 noble Cassandre de BARDONNECHE, fille de Messire Gaspard, Baron de BARDONNECHE et Dame Blanche BONIFACE de la MOLE, Dame de GAUBERT. Il fit son testament le 13 Août 1653 et son épouse lui survécut et ils eurent:

Jean III de ROUX, seigneur de GAUBERT fut marié deux fois avec:

1° Anne d’ALBERTde LUYNES d’où:

-Marguerite de ROUX x François Rostaing de CADENET, seigneur de LAMANON Président au Parlement d’AIX.

2° Madeleine de GRESSET le 25 Juin 1634 fille d’Etienne, Trésorier de France et Dame Catherine de BAUD d’où:

-Jean IV , seigneur de GAUBERT d’où sera issue la branche "de COURBONS" (près DIGNE)

-Jean François I qui suit

-Catherine de ROUX x1 le 14 février 1663 Jean Henri de PUGET, Baron de SAINT- MARC et en x2 N...Comte de BEUIL.

Jean-François I de ROUX, baptisé le 14 Octobre 1653, second fils de Jean III, seigneur de GAUBERT et de Madeleine de GRESSET s’établit en Dauphiné par suite de son union avec Françoise MARCHAND à Gap le 7 Juin 1693. Il acquiert la baronnie d’OZE et des terres à CHABESTAN et SAINT AUBAN d’OZE, dont:

Alexandre II de ROUX, des Comtes de LARIC, Baron d’OZE, seigneur de SAINT-AUBAN(d'OZE) conseiller au Parlement du Dauphiné le 11 Mai 1718. Par lettres patentes de Louis XV en date de septembre 1729, la terre de CHABESTAN fut érigée en Comté, sous le nom de Comté de LARIC.

Il a épousé le 14 Février 1718 Marie-Anne de VEYNES, fille du Chevalier Claude de VEYNES, seigneur du lieu, Marquis du BOURG et de Marie POURROY de QUINSONNAS, d’où:

Jean-François II de ROUX, Comte de LARIC, Baron d’OZE, Seigneur de SAINT-AUBAN d’OZE, conseiller au Parlement le 23 Juin 1744. Il épouse 30 Mars 1744 Louise Isabelle Scholastique de MURAT de l’ESTANG, fille de Claude, Marquis de l’ESTANG, Président à mortier du Parlement de Grenoble et de Gabrielle Louise de FALCOZ de la BLACHE.

Par lettres patentes données à Versailles en mars 1775, le Roi Louis XV lui permet de reprendre le nom et les armes des RUFFO ses ancêtres princes de SCILLA au Royaume de Naples.

Il meurt en mars 1779, d’une crise de la maladie de la pierre. La comtesse lui survécut de quelques mois à peine.

De ce mariage sont issus sept enfants, trois garçons et quatre filles, dont:

1° Joséphine, aînée des filles, épousa un gentilhomme savoyard, Alexandre PONCET de MONTAILLEUR.

2° Henriette Gabrielle, la benjamine, dite « Mademoiselle de CHAMPCROSE » décède en 1771

3° Les deux autres filles entrèrent en religion à Saint-Antoine de TULLINS, rejoignant leur jeune cousine Sabine de MURAT.

4° Claude Marie, né en Novembre 1746, second fils du Comte, devint abbé. Il fut évêque de Saint-Flour en 1783 avant de prendre le chemin de l’émigration à Florence, puis Caserte où il retrouva son aîné. Après la mort de celui-ci, il se fixa dans le Marais à Paris. Il devint chanoine de Saint-Denis et mourut à 72 ans, en Octobre 1818.


5° Claude Marie II, troisième fils, né en 1757, ne put être reçu Chevalier de Malte faute d’avoir les quatre quartiers de noblesse requis du fait de son arrière-grand-mère MARCHAND et entra chez les Mousquetaires Noirs. Lui aussi émigra avant de retrouver LARIC. Brouillé avec sa nièce et s’étant retiré à Paris, il y rencontra une riche veuve, Anne Louise de TRIE qu’il épousa et ils vécurent en Normandie. Il mourut à 80 ans dans leur superbe château d’Argueil en Bray et sa tombe est au village.


°4 Alexandre Louis Gabriel RUFFO de LARIC, des Comtes de LARIC né en 1745 , Officier au Régiment de Conti. Il meurt brutalement à Paris le 29 Août 1801, âgé de 56 ans, à la veille de son retour sur sa terre. Il avait épousé le 20 Juillet 1783 Marie Louise Félicité de PERTHUIS, fille de Julien, Marquis de VAUDY et Louise Félicité du FRESNOY laquelle devait décèder le 7 Décembre 1790, âgée de 25 ans, en mettant au monde leur fille unique:

-Caroline Marie (+1830) qui épouse -à quinze ans- un gentilhomme normand, M. d’ERARD de ... quittant le domaine de LARIC qu’elle finit par vendre. Sa descendance existe toujours.


On peut noter,pour l'anecdote, que la Princesse Paola RUFFO di CALABRIA des Comtes de SINOPOLI, actuelle Reine des Belges

http://www.monarchie.be/fr/la-famille-royale/la-reine-paola

est une descendante de cette famille.

lundi 12 septembre 2011


de RICOU

D'or au croissant montant d'azur, duquel sortent trois branches de chêne de sinople; au chef de gueules.


D’après G.ALLARD,(...) «cette famille, peut être fort ancienne était fort déchue, quand elle vint s’établir à Gap à la fin du XVIème siècle. Elle a exercé de petites charges judiciaires, n’a possédé aucun fief et s’est éteinte obscurément.»
Elle commence avec :

  • Claude (Sosa 70544) qui serait né en 1440 père de
    • André né vers 1470 époux de Mételine FUSIER d’où
      • Pierre né vers 1491 décédé après 20.05.1549 qui laissa:
        • Jacques, Procureur à Gap et
        • Claude né vers 1521, Seigneur de TOUCHANE, Secrétaire du Roy époux de Madeleine de BRIANÇON dont :
            • Laurence (1556-1620) épouse de Gui de REVILLASC (voir cette famille) d’où vinrent 11 enfants (voir tableau généalogique pour la descendance et ses alliances) &
Jean, Ecuyer, Conseiller du Roy, époux de Marie de PAVIOT d’où :
          • Pierre, Conseiller du Roy, Lieutenant en l’élection
          • Anne x 08.03.1666 François NAS de ROMANE fils de Jean & Marie de COMBOURCIER
          • Reinaud, Seigneur de MELLIÈRE, d’abord officier puis Procureur
          • Jean, Chanoine de Gap
          • Joseph Bruno, Capitaine au Régiment de Normandie puis à celui de Sault, tonsuré en 1669 de l’Ordre des Chartreux, Prieur de Durbon, mort à Montrieux, diocèse de Toulon
          • Jean Mathieu, Seigneur des Hugues, Procureur du Roy, épouse Anne LE CAMUS
          • François, Juge de Gap en 1670 épouse 08.08.1660 Lucresse VIAL de DAILLON morte 16.12.1706, religieuse et supérieure de l’hôpital de Gap dont :
            • Marguerite, religieuse Ursuline et
            • Jacques, Seigneur de COMBEDOZE, Conseiller du Roy, tonsuré 13.01.1669, mort 03.01.1718. Epouse 11.05.1682 Françoise de CANADREUX dont :
              • Samson, Avocat à Gap en 1718 puis au Parlement 02.03.1720 démissionnaire devient frère mineur à Apt 19.12.1739 sous le nom de «frère François». Teste 29.04.1713 au profit du Séminaire de Gap, sans postérité.







Sources :G.ALLARD, Archives des Hautes-Alpes
J.GROSDIDIER de MATONS «Armorial Haut-Alpin»

dimanche 11 septembre 2011

Famille de PONNAT




de PONNAT


Cette famille,originaire de Lus, compta nombre de notaires qui exerçaient à Serres.
Pierre y était l’un d’eux en 1475, il laissa :

  • Pierre épouse en 1370 Guigonne de MOUSTIERS fille de Guillaume & Ermengarde d’ESPARRON dont :

  • Arnoul épouse Isabeau de MENZE, fille de Roland Vi-bailli de SERRES d’où
  • Jean + 1491 hérite des MENZE laisse Pierre qui suit et
  • André prieur d’ASPRES

  • Pierre de PONNAT,(Sosa 17640) Conseiller du Roy, époux d’Ennemonde de COCT(Sosa 17641) et aussi en 1525 Jeanne de VALLIER. Il fut également Conseiller au Parlement de 1555 à 1560. Il laissa :

  • André, Conseiller au Parlement de 1556 à 1562, embrassa la Réforme et fut l’un des premiers chefs protestants du Dauphiné. Epouse Antoinette de SALVAING
  • Claude (signature)
  • Louis
  • Etienne, officier
  • Pierre,(Sosa 8820) Conseiller du Roy, épousa le 29 Mai 1565 Marguerite de FASSION, fille d’Etienne & Louise GUILLEMIER. Il laissa :

  • Claude époux de Marguerite de MOTTE
  • Jean-Baptiste (signature)

  • qui épouse Louise de GARCIN CHATELARD le 12 Janvier 1597 à Grenoble. Il meurt en 1628, laissant :
  • Jean Louis de PONNAT de GARCIN sieur de COMBES, Président en la Chambre des Comptes
  • François, épouse Anne de JAMARON le 26 Novembre 1628 à Grenoble (descendance)
  • Hugues, prieur d’ASPRES et DOMÈNE(1695)
  • Jean-Baptiste, Chevalier de Malte
  • Diane (Sosa 2205) épouse François de REVILLASC, seigneur d’ASPRES (voir descendance)fils de Gui & Laurence de RICOU
  • Marie & Virginie en religion.


    Sources:G.ALLARD Archives Départementales des Hautes-Alpes
            Jean GROSDIDIER de MATONS "Armorial Haut-Alpin" (Mémoires & Documents) 

jeudi 20 janvier 2011

MARTINI de CHATEAUNEUF


MARTINI de CHATEAUNEUF

Coupé : dans le premier d'azur à l'agneau d'argent passant, surmonté par une étoile d'or; dans le second, de sinople à deux rosiers d'or nourris sur un gazon du même en pointe. »

DEV. - a Deus videt ».

Seigneur de Châteauneuf

Seigneur de Puget et de Figanières

Seigneur de Châteauneuf

Comte de Pigna

Seigneur de Dosfraires


Famille d'origine toscane, dit-on, établie à Nice et dans diverses localités du Comté au XV- siècle.

Raphaël Martini était, en 1438, aubergiste à Nice; en 1446, il fut élevé à la charge de second consul et enfin, le 14 juin 1447, il recevait des patentes de noblesse du duc de Savoie. Le même Martini acquit une partie du fief de Châteauneuf, le 17 mars 1456 ; n'ayant pas eu d'enfants, il choisit comme héritier, Ludovic Martini, fils de François (frère du susnommé Raphaël) et de Yolande du Puget. Ludovic avait hérité en 1461 de son oncle maternel, Guillaume du Puget, dont il prit les armes et le titre . Il épousa une demoiselle Marguerite de Villeneuve-Trans et s'établit en Provence, où en 1533, il est qualifié seigneur de Figanières. Entre 1465 et 1495, il vendit tous ses fiefs et biens situés dans le Comté de Nice. L'histoire de sa descendance devient dès lors étrangère à la noblesse niçoise, d'autant plus qu'il changea même le nom de Martini pour prendre celui de « du Puget ».

D'autres Martini, établis d'abord à Utelle et connus dés 1503 par un Antoine Martini, devinrent propriétaires d'une autre partie du fief de Châteauneuf en la personne de Jacques Martini, neveu d'Antoine. Jacques avait épousé Françoise de Belmondi de Castelnuovo et acquit de son beau-frère Jacques de Belmondi une nouvelle portion de ce même fief dont il reçut l'investiture régulière le 25 février 1587. André, son frère, fut délégué apostolique à Rome et obtint le titre personnel de patricien romain par lettres patentes du 27 mai 1576.


Jacques Martini eut plusieurs fils, parmi lesquels Ludovic, ou Louis (+ 1621) jurisconsulte habile, protonotaire apostolique, choisi par les rois Henri IV de France et Philippe II d'Espagne pour rédiger leurs actes de mariage respectifs et qui fut enfin (1611) évêque d'Aoste. Des frères de Ludovic : Alexandre, Jean André et Pierre, ont pris naissance trois branches distinctes de cette famille.

a) Alexandre épousa Lucrèce Roccamaura, des seigneurs de Châteauneuf: son fils André se maria avec Marguerite Marchesan, des barons de Coaraze. De ce mariage naquit Charles-Honoré qui, marié à son tour avec Marie Lascaris de Vintimille, en eut un fils, Camille, qui épousa Lucrèce-Marie Rossi di Castelnuovo. Le fils de ce dernier, Jean-Baptiste, eut, de son union avec Camille Bonfiglio de la Roquette, plusieurs fils qui sont : Victor-Amédée, abbé ; Barthélemy, major au château de Villefranche ; Jean-Jérôme, de qui descendit l'avocat Charles-Anselme (+ 1822), sénateur du Sénat Royal de Nice(1), et Pierre.

Du mariage de ce dernier avec Rose Saissi de Châteauneuf naquirent divers fils, parmi lesquels nous mentionnerons Joseph (° 1764 - +1844), qui après avoir parcouru la carrière des armes dans l'infanterie sarde, fut, avec le grade de colonel, commandant de la ville d'Ivrée (1830) puis commandant de la place de Villefranche (1835) et fut enfin promu major-général et mis à la retraite avec le grade de lieutenant général. Il eut comme fils : 1° Alexandre, major d'infanterie dans l'Armée royale sarde, chevalier des Saints Maurice et Lazare, décoré d'une médaille d'argent à la valeur militaire, pour s'être distingué dans le combat de Volta (1848) ;

2° Candide, capitaine d'infanterie dans l'Armée royale sarde;

3° Xavier (° 1813 - +1889). Ce dernier, muni du diplôme de docteur en droit, fut d'abord substitut avocat fiscal près la préfecture d'Oneglia, puis substitut avocat fiscal général à Nice (1857) et enfin conseiller de première classe et président de section à la cour d'appel de Bologne. Il était commandeurde l'ordre des Saints Maurice et Lazare et de la Couronne d'Italie. De son mariage avec Antoinette Suaut naquirent:

1- Joseph (°1840 - +1866), officier des bersagliers dans l'Armée royale italienne, mort à la bataille de Custozza, au moment où, à la tête de son peloton, il s'élançait hardiment à la conquête d'un drapeau ennemi: il eut pour ce beau fait d'armes la médaille. d'argent à la valeur militaire;

2- Charles (+ 1911), docteur ès-sciences naturelles, fut volontaire au 10ème régiment garibaldien en 1866, puis, sous le général Acerbi, dans la campagne de l'Agro Romano (1867).

b) Jean-André, autre fils de Jacques Martini, fut colonel et commandant de la place de Nice (1631). Il avait épousé (1614) Lucrèce Orsiero, des seigneurs de Gilette : ses fils suivirent eux aussi la carrière des armes. Camille fut gouverneur de Verrua et général aide de camp du duc de Savoie;

Alexandre fut gouverneur du Château de Saint-Hospice, et de son mariage avec Antonia de Moretta naquit Jean-André (° 1681 - + 1738) qui fut colonel du régiment de Marine, puis général et mourut sans enfant.

  1. Enfin, Pierre (le dernier des fils de Jacques Martini qui aient eu une descendance) eut de son mariage avec Madeleine de Fabry divers fils, savoir:

    1- Jean-François, chef de la lignée à laquelle appartient Claude-César Martini (déjà investi du fief de Dosfraires), qui reçut, le 7 juin 1788, l'investiture de Pigna avec le titre de comte. Son fils, le comte César-Célestin, n'ayant pas d'héritier, obtint de pouvoir transmettre le titre de comte de Pigna au lieutenant Michel Berra (patentes royales du 19 décembre 1827) ;

    2- Jean-Ludovic, qui de son mariage avec Perinette de Vento eut un fils, Lucas, capitaine des galères d'Espagne. De l'union de Lucas (1614) avec Camille Rostagni naquirent :

    a) Antoine, colonel des gardes wallonnes, qui devint la souche d'une branche de la famille établie en Espagne, où elle eut le titre de grand d'Espagne;

    b) Camille, lequel, après avoir servi dans l'armée française, s'établit à Monaco et fut (1671) commandant en chef des milices de la Principauté. Son fils Lucas-Antoine fut auditeur général et viguier du prince de Monaco (1693): il épousa Catherine Mazzena et c'est de lui que descendent les Martini de Châteauneuf, établis à Menton.


    Blason extrait de

    BLASONARIO SUBALPINO http://xoomer.virgilio.it/blasonpiemon/Pagina6.html














vendredi 29 octobre 2010




de BLACAS


"d'argent à la comète de gueules à seize rais"



"d'argent à la comète de gueules posée en pal"

Seigneurs de CARROS

Seigneurs d'EZE(1350)

Seigneurs de CHATEAUNEUF (1425)


Cette famille se fait connaître à Nice en 1301 par un Pons, qui se trouve parmi les délégués niçois envoyés auprès du sénéchal de Provence pour défendre les intérêts de la ville. Laugier Blacas, seigneur de Carros, est vicaire de Nice en 1331 Raymond, premier consul de Nice en 1341 et en 1360, seigneur d'Eze en 1350; Ermelline est en 1397, mère abbesse du monastère de Saint-Etienne de Cortine.

En 1405 Pierre est un des syndics de Nice ; Raymond est premier consul en 1420. Pierre en 1425 prend possession d'une partie du fief de Châteauneuf, que ses enfants Jean-François, Antoine, Jeanne et Pierrette, vendirent le 4 octobre 1470 à la famille piémontaise Biglioni.

Voir au sujet de la branche des BLACAS d'AUPS le site très documenté de Gilles DUBOIS :

http://gillesdubois.blogspot.com/2005/10/nobiliaire-de-provence-blacas-carros.html

jeudi 28 octobre 2010


CAISSOTTI



"d'or à l'aigle de sable, le vol abaissé, couronnée du champ et chargée en coeur d'un écusson coupé d'argent et de gueules ; au bras armé de fer au naturel, mouvant du flanc senestre, une massue d'argent à la main, en barre, brochant sur la partition"

Seigneur de Mas et Aiglun

Seigneur de Massoins et Tournefort

Comte de Rigaud

Comte de Roubion

Comte de Toudon,avec Ascros et Revest

Seigneur de Santa Vittoria

Comte de Santa Maria

Marquis de Verduno


Famille originaire de Tende, qui, dès le XVIème siècle, jouissait d'une grande notoriété et était déjà divisée en plusieurs bran­ches établies à Nice et en Piémont(1).


  1. Vincent Caissotti était premier Consul de Nice en 1588 ; celui-ci, avec son frère Barthélemy, avait été investi d'une partie du fief de Mas et d'Aiglun (2), le 29 novembre 1584, par suite d'achat fait aux Malopera. Le même Vincent Caissotti fut capitaine-général de Sospel pendant onze ans (1594-1605) et mourut titulaire de cette charge honorifique. Il avait épousé (1590) Philippe de Grasse de Cabris, fille d'Honoré de Grasse et de Lucrèce de Renaud. Son fils Annibal (+1625) n'eut pas d'héritiers et ses fiefs passèrent à sa soeur Mathilde, épouse de Jean-Ludovic Fabri.

II- L'avocat François Caissotti, préfet de Nice (1603), avec le titre de séna­teur et de conseiller d'État, fut investi des fiefs de Massoins, Tournefort et Rigaud (ce dernier avec le titre de comte), le 29 novembre 1622 ; ces fiefs retournèrent à la Couronne après la révision de 1720. L'avocat Jean-Paul (fils de François), lui aussi préfet de Nice, puis conseiller d'État et enfin sénateur du Sénat de Piémont (1627), épousa Béatrix Badat, héritière du fief de Roubion et fut investi dudit fief, avec le titre de comte, le 25 août 1684. De ses descen­dants nous citerons :


- Marcel-François, premier consul de Nice en 1699 ;

- Pierre, premier consul en 1727 ;

- un autre Marcel-François, premier consul en 1737 et héritier du nom et des titres des Galleani, comtes de Toudon, avec Ascros et Revest (1752). Mais il convient surtout de rappeler, dans cette branche, le comte Antoine-François et le comte Agapit.


Antoine-François (°1700 +1774) suivit la carrière diplomatique et fut successivement chargé des légations de Francfort, Naples et Madrid. En 1747, se trouvant à Nice, grâce à son courage et à son tact, en se rendant seul comme parlementaire auprès du duc de Belle-Isle, il réussit à sauver sa ville natale du pillage. Il fut ensuite nommé ministre d'État, vice-roi de Sardaigne (1775) et enfin Grand Croix de l'Ordre des Saints Maurice & Lazare.


Agapit (°1780 +1852), entré dans la vie publique sous le Premier Empire, fut conseiller municipal de Nice (1807), et fit partie de la députation niçoise qui se rendit à Paris à l'occasion du baptême du Roi de Rome (1812).

Il fut ensuite nommé adjoint au Maire (1812) et, l'année d'après, Maire de Nice, charge qu'il occupa jusqu'à la Restauration. Au retour des Souverains de Savoie, il fut nommé, par le Roi Charles-Félix, gentilhomme de sa chambre et vice-président de la Chambre d'agriculture et commerce de Nice (1825), après avoir été, sous le règne précédent, deux fois 1er Consul de Nice (1818 et 1819). Le Roi Charles-Albert lui décerna le titre de Conseiller d'État extraordinaire (1831), et, quelques années après, le nomma Commandeur de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare (1835) et chef du Conseil de la Réforme des Etudes dans le Comté de Nice. Le comte Agapit fut, en outre, membre de la Congrégation de Charité et du Conseil Provincial, qu'il présida dans les Congrès divisionnaires de 1843 et 1845.


III. Une branche de la famille Caissotti, qui avait vécu dans l'obscurité jusqu'au XVIIème siècle, devait tout à coup acquérir une enviable notoriété pour s'éteindre ensuite, très rapidement, au courant du siècle dernier. Cette branche reconnaissait comme chef l'avocat Charles Caissotti, qui épousa, vers la fin du XVIIème siècle, Marie-Madeleine Bagnol. Leur fils Charles-Louis (°1694 +1779) après avoir pris son doctorat en droit, se distingua à un tel point dans l'exercice de la profession d'avocat, qu'à l'âge d'à peine 26 ans, il fut nommé substitut du procureur général près la Chambre des Comptes de Turin (1720) (3).


Chargé d'un travail relatif au Concordat, que le Piémont était alors en train de négocier avec la Curie romaine, il acquit de ce fait une telle renommée que le Roi Victor-Amédée le nomma procureur général (1723) et ensuite pre­mier président du Sénat de Piémont (1730), peu de jours avant son abdication. Le Roi voulut même que Caissotti fût le compilateur de l'acte écrit par lequel il renonçait au trône. Le président Caissotti avait été investi d'une portion du fief de Santa Vittoria, près d'Asti, le 3 août 1730, et il reçut ensuite le titre de comte de Santa Maria (8 janvier 1734) et de marquis de Verduno (18 juillet 1739) Les mérites qu'il avait acquis sous Victor-Amédée II, par la révision et la réimpression des Constitutions Royales (1729) et par la mise en ordre des Statuts de la nouvelle Université, ne furent pas méconnus par le Roi Charles­Emmanuel III qui conféra à Caissotti le grade de ministre d'Etat (1750), le nommant en outre notaire de la Couronne (1767) et enfin Grand Chancelier (1768) (4).

Son fils unique, le marquis Charles-Joseph-Casimir, mourut sans héritiers en 1799, en laissant son important patrimoine aux deux hôpitaux de la Charité et de Saint-Jean, à Turin.



Etai personnel actuel de la branche de Roubion.

- Delphine Caissotti, comtesse de Rou­bion,

1. Avec François, des marquis de Constantin de Châteauneuf

Marié avec sa cousine germaine, Delphine Caissotti de Roubion, née en 1840, fille du comte Agapit et de Paolina Ricci d’Andon ; celle-ci se remaria avec Léonard Rozy, et est décédée, en 1922, à Annot (Alpes de Haute-Provence) ; elle était la dernière représentante de cette illustre famille.


(1) Des Caissotti de Piémont, encore florissants, nous n'avons pas à parler ici, car on ne peut à aucun titre les considérer comme appartenant à la noblesse niçoise.

(2) Les fiefs de Mas et d'Aiglun appartinrent d'abord aux de Grasse, puis aux Malopera, qui les cédèrent aux Caissotti ; ils passèrent à la France par le traité de 1760.

(3) Pendant cette première partie de sa carrière, le substitut Caissotti, à cause de l'exiguité de ses ressources, vivait dans une chambrette, au dernier étage d'une humble maison de la rue Stampatori, à Turin. Il veillait là très tard dans la nuit pour travailler et étudier. On raconte que Victor-Amédée II, qui avait coutume de se promener la nuit par la ville, sous un costume d'emprunt, avait à plusieurs reprises remarqué cette lumière brûlant fort tard dans la nuit ; et un soir, comme il se trouvait avec le comte Tana, il voulut savoir quel était le veilleur obstiné de cette modeste chambre. C'est ainsi que le Roi, sous un prétexte quelconque, se présenta dans la maison du jeune substitut du procureur général et eut occasion d'en connaître le tempérament exceptionnel de travailleur et d'homme d'étude, d'où lui vint plus tard la fortune.

(4) Carutti (Storia del Regtto di Carlo Entattuele 111, vol. 11, pag. 39) décrit de la façon suivante les qualités du président Caissotti :

« Il avait un esprit net, une conception prompte, une mémoire fidèle et une facilité merveilleuse de s'assimiler les idées des autres, en le recouvrant d'un vernis qui lui était propre ; non qu'il étudiât beaucoup, mais il avait une connaissance très vaste des lois. On lui reconnais­sait une certaine versatilité dans l'esprit et aussi une courtisanerie excessive, unie à un grand orgueil d'homme nouveau, désireux de faire oublier l'humilité de son origine ; il fut, en somme, plutôt savant en droit que véritable jurisconsulte ».


Source: J. de ORESTIS DI CASTELNUOVO, "La Noblesse niçoise",LAFFITTE REPRINTS,1912