mardi 28 juillet 2009

ALBERTI de STRADA


Parti : au I , D'azur aux chaînes en sautoir d'argent liées en cœur à un anneau d'or (Alberti), au II , d'or au pal bretessé (alias denché) de gueules, accosté de deux fleurs de lis du même (Strada).

barons de Châteauneuf

Devise : "Pulchitor in tenebris"

L’auteur est :

-Jean-Paul consignataire des titres lui donnant droit sur partie du fief de Châteauneuf par feue son épouse Anne-Marie de Constantin de Châteauneuf laquelle en était propriétaire (11 décembre 1715) fille de Pierre Antoine de Constantin de Châteauneuf et Catherine Rossetti née le 12 mars 1710 et baptisée le 13 en la Cathédrale Sainte-Réparate à Nice.

-Octave, fils et héritier de Jean-Paul se fait investir en 1726 et réinvestir pour lui et ses successeurs pour 2 et 4/10èmes des 648 points dudit fief.

-Victor Louis, petit-fils du précédent, est investi de 10 parts en 1786.

Famille éteinte.

vendredi 24 juillet 2009

GRIMALDI de LEVENS



"Ecartelé: au I et IV d'or à l'étoile de seize rais de gueules (qui est Beuil);au II et III fuselé d'argent et de gueules (qui est Grimaldi)"
Devise: "Dur à sçavoir"


Le 20 juin 1420, Amédée VIII, duc de Savoie, qui était venu demander au soleil de Nice l'amélioration de sa santé mit fin à la discorde qui divisait depuis de longues années les RIQUIER d’EZE et les GRIMALDI de BEUIL au sujet du fief de LEVENS.

La sentence d'Amédée investit Jean Grimaldi de la seigneurie de LEVENS, moyennant une indemnité de 3000 florins d'or accordée en compensation à la famille RIQUIER.

Voilà comment le château de LEVENS, forteresse grandiose, après avoir appartenu aux moines de St PONS et aux RIQUIER d’EZE, devint la possession du puissant GRIMALDI de BEUIL, déjà maître de presque tout l’arrondissement de PUGET-THENIERS.

Les Levençois se serait passés volontiers d'un tel maître qui avait arraché le comté de Nice à la Provence.

Volontiers ils auraient voulu dépendre d'un seul pouvoir central et gérer eux-mêmes les affaires de leur pays à l'exemple d’UTELLE, son heureuse voisine qui, elle, ne connut plus de seigneur depuis son affranchissement par la "bonne reine Jeanne d'Anjou".

Ainsi le peuple du comté de Nice, reconnaissant, appelait cette reine Jeanne dont la vie agitée fut un mélange d'atrocités et de bienfaits.

Le fier baron ne fit que de courts séjours au château de LEVENS, empêché par ses multiples occupations et ses nombreuses relations.

Son fils Pierre y célébra ses noces, en 1442, par des fêtes magnifiques qui attirèrent au pays presque toute la noblesse niçoise.

LEVENS fut jusqu'alors un fief du vaste domaine de BEUIL.

Mais avant de mourir, Pierre le donna en apanage à son second fils Louis, en même temps que les fiefs de RAIMPLAS et de TOURETTE REVEST, excellent rempart de défense et de concentration.

Louis Grimaldi est donc le chef de la tige des GRIMALDI de LEVENS,http://jean.gallian.free.fr/Grimaldi/Images/P8.pdf issue des GRIMALDI de BEUIL. Ces deux familles eurent les mêmes aspirations, partagèrent les mêmes joies et les mêmes souffrances. Toute leur vie fut marquée par des trahisons, des révoltes. Elles se soumirent et, rentrées en grâce, elles complotèrent de nouveau et ce manège dura jusqu'en 1621. Leur chute amena la fin de la féodalité militante dans le Comté de Nice.

Louis Grimaldi a laissé le souvenir d'un homme juste. C'est avec une certaine gaieté de coeur que les habitants de LEVENS lui jurèrent honneur et fidélité. Avec lui, le pays acquit les premières libertés municipales , obtenues à prix d'argent dans le calme et la bonne entente.

La charte du 8 janvier 1475 accorda à la population le droit d'élire elle-même ses représentants, c'est-à-dire des conseillers et un syndic pour gérer et défendre les intérêts communs. Cette même convention abolit la taille, un impôt féodal variable, devenu impopulaire et pesant lourdement sur le pauvre peuple des paysans. Là ne s'arrêtèrent pas les concessions seigneuriales qui, nous le répétons, ne s'obtinrent pas sans bourse délier.

Trois ans après, le 5 juin 1479, la commune de LEVENS, nous pouvons bien lui donner ce nom de "commune", puisque le pays a ses représentants pour le défendre et de diriger, la commune donc acheta à Louis Grimaldi les droits de banalité qui existaient sur les bandites, les terres gastes et le four à pain. Heureuses concessions qui permirent au paysan soit de faire paître ses bestiaux, d'ensemencer son blé, ou de cuire son pain en toute liberté, sans être soumis à ces mesures banales dont l'iniquité a soulevé bien des révoltes populaires à cette époque.

À remarquer que le seigneur de LEVENS garda avec un soin jaloux les moulins à l'huile et à farine parce que ces usines, dans un pays riche en blé et en olives, constituait une source importante de revenus et ne furent pas résignés par le fastueux chevalier dont les dépenses ne furent pas toujours en rapport avec sa fortune.

Son fils, connu sous le nom de Jean GRIMALDI I, n'eut pas la même popularité que son père. Il suivit le sillage de la barque de son cousin, le baron Georges de BEUIL.

Il prêta une oreille attentive aux conseils de ce cousin qui, mécontent du duc de Savoie, complota le projet de favoriser le retour du Comté de Nice à la France, contrairement à son serment et la fidélité jurée à la Savoie. La conspiration fut découverte au moment où elle allait éclater. Quelques mois après, le 5 janvier 1508, Georges mourait dans son château de BEUIL, assassiné par son valet, tandis que Jean de LEVENS avait fui la Provence pour échapper à la justice de son pays.

Le duc de Savoie délégua une commission spéciale pour instruire le procès. L'enquête longue et laborieuse ne réunit pas moins de 232 chefs d'accusation contre le seigneur de Levens. Aussi ce dernier fut-il condamné au bannissement perpétuel et à la confiscation de ses fiefs et de ses biens, au profit de la couronne de Savoie.

Il vécut, dit l'Abbé TISSERAND, sept années dans l'exil, tantôt à Aix, tantôt à Paris, fatiguant inutilement de ses plaintes les ministres du roi Louis XII. Son beau-frère, Louis de FORBIN, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, supplia le pape en faveur de l'exilé. Léon X écrivit lui-même aux duc de Savoie qui gracia Jean Grimaldi moyennant une amende de "4000 écus d'or au soleil" (lettre du 25 avril 1515). En vain, les levançois protestaient contre cette décision qui les mettait à nouveau sous la tutelle d'un seigneur qu'ils reconnaissaient indigne par ses mauvais traitements exercés sur eux. A la protestation des habitants, il fut répondu que la grâce de Jean de LEVENS était une décision d'État pour faire l'apaisement des parties dans le comté de Nice et que le souverain de Savoie « serait de force à rappeler le seigneur de LEVENS lassé de voir, si ce dernier ne les observait pas scrupuleusement ». Ces rassurantes paroles demeurèrent sourde rumeur et Jean rentra dans la seigneurie où il mourut en 1543. Son fils et successeur prit le nom de Jean II. Le 15 mai 1543, il reçut les lettres d'investiture des fiefs de LEVENS, RAIMPLAS, et TOURETTE-REVEST et prêta à ce sujet hommage au duc de Savoie. Il avait 31 ans. Quels furent les premiers actes du nouveau seigneur?

La trahison de son serment, de son suzerain et de sa patrie. A peine venait-il d'assurer le duc de Savoie de son dévouement qu'il saisit l'occasion du siège de Nice par l'armée Franco-Turque niant son serment. A la tête de partisans recrutés un peu partout, Jean parcourut les vallées de la Vésubie et de la Tinée, semant la terreur dans les pays dévoués à la Savoie, interceptant les lettres venant du Piémont, attaquant les petits détachements, rivalisant avec celles de son cousin Jean-Baptiste d'ASCROS qui faisait partie de l'armée assiégeante. Il saisit cette occasion pour assaillir avec ses soldats un gentilhomme de SAINT DALMAS de VALDEBLORE, Jean CIAIS son ennemi de longue date, resté fidèle à la Savoie. Grimaldi atteignit son peu dangereux adversaire à Marie, le fit ligoter et, sur la petite place de ce village, au milieu de la population effrayée, il le transperça de son épée. Ce crime commis avec le plus grand sang-froid, Jean poursuivit sa marche jusqu'à Saint-Dalmas où il est saccagea les terres et la demeure du malheureux CIAIS, malgré les larmes et les supplications de sa veuve et de ses enfants. Tel était Jean Grimaldi deuxième seigneur de LEVENS.

La commune profita du bannissement de son seigneur pour acquérir la possession des moulins à huile et à farine dont la banalité n'a cessé de peser sur les cultivateurs du pays. Cette acquisition fut faite le 22 octobre 1550 et, à son avènement, Emmanuel Philibert de SAVOIE s'empressa de la confirmer en même temps qu'il reçut le serment d'hommage de la municipalité et de la population. Mais peu de temps les habitants eurent la libre jouissance de ces usines pour lesquelles il avaient déboursé la somme d'environ 2000 écus d'or. En effet, Jean Grimaldi, instruit par les dures leçons de l'exil, étant loin de ses fiefs, songea que le mieux pour lui était de faire amende honorable et prouver à son suzerain qu'il pouvait être un noble chevalier et un valeureux soldat. Son enrôlement dans l'armée d'Emmanuel Philibert fut agréé. Il se conduisit si bien dans le corps de ses troupes un moment victorieuses de l'armée française à Saint-Quentin en 1557, que le duc de Savoie lui accorda sa grâce et lui restitua sa seigneurie de LEVENS.

Ce fut une déception bien amère pour les paysans du bourg lorsqu'ils virent revenir le seigneur plus insolent que jamais, s'installer au château. Il n'y avait donc pas de justice dans la Savoie, et l'acte du 22 octobre était-il donc une duperie? A qui s'adresserait-on pour le respect de ses droits, si le gouvernement d'Emmanuel -Philibert que l'on disait si paternel faisait preuve d'une telle faiblesse?

De ce jour, la discorde régna, plus âpre, et troubla la tranquille et laborieuse population des paysans profondément attachés au sol de leur pays. Un long et coûteux procès se déroula devant les tribunaux, et la discussion très envenimée aboutit à la transaction boîteuse du 3 mars 1586 qui devait rester lettre morte à la suite des événements de 1621, date de la déchéance de cette fameuse famille des GRIMALDI de BEUIL qui donna Nice à la Savoie en la détachant de la Provence à laquelle elle aurait dû toujours appartenir.

Jean Grimaldi avait épousé la jeune veuve de son cousin, le seigneur d'ASCROS, tué à la bataille de Cerisoles, en 1544, au côté du duc d'Enghien. Après la mort de cette épouse qui lui donna une nombreuse postérité féminine, Jean vécut tristement au château des dernières années de sa vie, au milieu d'une population qu'il ne parvint jamais à asservir et qui lui gardait rancune de ses mauvais traitements. Il mourut le 17 septembre 1603, laissant pour successeur son fils César qui prit le titre de baron de Levens.

Les registres de l'état-civil conservés à l'église paroissiale de Levens contiennent l'acte de décès de Jean Grimaldi écrit avec beaucoup de soin par le prieur Régis qui dirigeait la paroisse cette époque. Nous croyons utile de rapporter ce document :

« le 17 septembre 1603, le mercredi, au lever du soleil, est passé de ce monde dans une éternité meilleure, Jean Grimaldi, seigneur du pays, à l'âge de 91 ans, enseveli à l'église près du banc seigneurial. Que Dieu accorde M. de Levens le repos de son âme. »

La population de Levens, si compatissante et si réservée, au lieu d'accueillir avec indifférence la fin de son seigneur, sembla à s'en réjouir et la marqua par des danses, des déguisements et les chants carnavalesques. Pendant la nuit, un malveillant attacha le corps d'un corbeau mort sous le grand portique du château, allusion trop vive aux rapacités et à la mauvaise conduite du seigneur. Ces détails puisés dans une pièce de procédure montrent jusqu'à quel point Jean Grimaldi était impopulaire. Mais ces marques d'allégresse d'habitants jaloux de leur liberté, ne s'adressaient ni au malheur ni à la mort, mais au représentant acharné d'un régime vermoulu que le souffle puissant et civilisateur de la grande révolution française abolit à jamais deux siècles plus tard.(sic, au moins on est fixé sur les idées de l’auteur!)

Signé : Victor Maurandi

Le Chaudan, 9 décembre 1913

paru dans "l'Armanach Nissart" de 1914

jeudi 2 juillet 2009

Famille de CHATEAUNEUF de MOLLEGES - de SIMIANE

D'or semé de tours et de fleurs de lis d'azur.

Extraict de donnation faicte par demoiselle Louise Ris à Jean de

Chasteauneuf, escuyer, son fils, de la place de Moulegés et autres lieux
y énoncés du 19 janvier 1513, signé Chabaudy, notaire.

Certifficat du greffier de la maison commune de la ville d'Arles, par le-
quel il apert que noble Jean de Chasteauneuf, sr de Moulegés, fust vi-
guier dud. Arles, en l'année 1489, signé : Brunet.

Plus autre certifficat que led. noble Jean de Chasteauneuf estoit viguier
de lad. ville d'Arles, en l'année 1521, signé : Brunet.

Extraict de mariage d'entre noble Laurent de Chasteauneuf, sr de
Mollegés, fils de noble Jean, et demoiselle Blanche de
Simiane, du
19 décembre 1541, signé Hortic.

Extraict de testament de noble Laurent de Chasteauneuf, sr de Moule-
gés, par lequel institue héritier noble Jean, son fils, faisant légat à nobles
Nicolas et François, ses autres enfans, du 27 juillet 1575, soubs les subs-
titutions y mentionnées.

Extraict de testament de noble Jean-François de Chasteauneuf, sr de
Moulegés, fils de noble Laurent, par lequel il institue héritier André de
Chasteauneuf, escuyer, son fils, du 19 décembre 1620, signé : de Croix

Extraict de mariage entre noble André de Chasteauneuf, sr de Molle-
gés, fils de noble Jean-François et de noble demoiselle Louise de Marc,
du 5 juin 1624, signé Arnoux, notaire.

Inventaire des biens et effects de feu noble André de Chasteauneuf,
faict à la requeste de demoiselle Louise de Marc, sa vefve, par lequel il
apert que noble Louis de Chasteauneuf, sr de Moulegés, est fils unique
dud. noble André de Chasteauneuf, du 30 aoust 1627, signé Sauvaire.

Extraict de mariage passé entre noble Louis de Chasteauneuf, sr de
Moulegés, avec demoiselle Marguerite d'Avignon, du 10 juillet 165,7,
signé Brunet.

Extraict de mariage passé entre noble Tropheme de Chasteauneuf, sr
dud. Moulegés, et demoiselle Pierre d'Autric, du 11 febvrier 1574, signé
Hortic.

Copie de preuves de noblesse faictes sur la réception de chevallier de
frère Jacques de Chasteauneuf, de l'ordre de St Jean de Hierusalem, de
l'année 1595, signé Louis.

Extraict de mariage passé entre noble François de Chasteauneuf de
Moulegés, et demoiselle Louise de Pourcelet, du 19 janvier 1614, signé
Veran.

Inventaire des biens délaissés par feu Laurent de Chasteauneuf, sr de
Moulegés, le 15 mars 1576, signé Blanc.

Extraict de mariage passé entre noble Pierre de Chasteauneuf de Mou-
legés, et demoiselle Jeanne-Louise de Gérard, du 3 décembre 1640, signé
Brunet.

Certifficat du greffier de la maison commune de la ville d'Arles par
lequel il apert que noble Tropheme de Chasteauneuf de Moulegés estoit
consul d'Arles en l'année 1556, que François de Chasteauneuf, escuyer,
sr de Moulegés, estoit capitaine de en 1651, signé Brunet.

Preuves sur la noblesse et autres qualités requises de noble André de
Chasteauneuf pour estre receu au rang des frères chevalliers de l'ordre
St Jean de Hierusalem, du 24 novembre 1637, signé Raibaud.

Testament de noble Jean de Chasteauneuf de Moulegés, du 21 aoust
1539, signé Roberty, notaire.

Faict à Aix le 7 novembre 1667.

dimanche 31 mai 2009

Famille de CHATEAUNEUF de MOLLEGES


"d'azur, au château d'argent portillé et maçonné de sable, flanqué à dextre d'une tour carrée d'argent, maçonnée de sable; le tout posé sur une terrasse aussi d'argent"

              p.196,197,198.


Entre le P. G., etc., et nobles Pierre et Louis de Chasteauneuf, 
srs de Moulegés, cousins, de la ville d'Arles, etc. 

Lettres du Roy René à noble Honoré de Chasteauneuf, sr de Moulegés, 
chastellain du chasteau St Hierosme, par lesquelles il luy donne pouvoir 
de bailler le sauf conduit aux ennemis de ses Estats, du 12 juin 1442, 
signé René et, plus bas, Castillon. 

Led. feu Roy René, pour les bons et agréables services qui luy avoient 
esté rendus par led. Honoré de Chasteauneuf, lui bailhe en récompense la 
haute jurisdiction de Moulegés, le 5 mars 1447 (1). comme apert de l'acte 
énoncé dans l'inventaire des biens de noble Laurent de Chasteauneuf, de 
l'an 1576, signé Cristol.

Extraict de donnation faicte par demoiselle Louise Ris à Jean de 
Chasteauneuf, escuyer, son fils, de la place de Moulegés et autres lieux 
y énoncés du 19 janvier 1513, signé Chabaudy, notaire. 

Certifficat du greffier de la maison commune de la ville d'Arles, par le- 
quel il apert que noble Jean de Chasteauneuf, sr de Moulegés, fust vi- 
guier dud. Arles, en l'année 1489, signé : Brunet. 

Plus autre certifficat que led. noble Jean de Chasteauneuf estoit viguier 
de lad. ville d'Arles, en l'année 1521, signé : Brunet. 

Extraict de mariage d'entre noble Laurent de Chasteauneuf, sr de 
Mollegés, fils de noble Jean, et demoiselle Blanche de Simiane, du 
19 décembre 1541, signé Hortic. 

Extraict de testament de noble Laurent de Chasteauneuf, sr de Moule- 
gés, par lequel institue héritier noble Jean, son fils, faisant légat à nobles 
Nicolas et François, ses autres enfans, du 27 juillet 1575, soubs les subs- 
titutions y mentionnées. 

Extraict de testament de noble Jean-François de Chasteauneuf, sr de 
Moulegés, fils de noble Laurent, par lequel il institue héritier André de 
Chasteauneuf, escuyer, son fils, du 19 décembre 1620, signé : de Croix 

Extraict de mariage entre noble André de Chasteauneuf, sr de Molle- 
gés, fils de noble Jean-François et de noble demoiselle Louise de Marc, 
du 5 juin 1624, signé Arnoux, notaire. 

Inventaire des biens et effects de feu noble André de Chasteauneuf, 
faict à la requeste de demoiselle Louise de Marc, sa vefve, par lequel il 
apert que noble Louis de Chasteauneuf, sr de Moulegés, est fils unique 
dud. noble André de Chasteauneuf, du 30 aoust 1627, signé Sauvaire. 

Extraict de mariage passé entre noble Louis de Chasteauneuf, sr de 
Moulegés, avec demoiselle Marguerite d'Avignon, du 10 juillet 1657, 
signé Brunet. 

Extraict de mariage passé entre noble Tropheme de Chasteauneuf, sr 
dud. Moulegés, et demoiselle Pierre d'Autric, du 11 febvrier 1574, signé 
Hortic. 

Copie de preuves de noblesse faictes sur la réception de chevallier de 
frère Jacques de Chasteauneuf, de l'ordre de St Jean de Hierusalem, de 
l'année 1595, signé Louis. 

Extraict de mariage passé entre noble François de Chasteauneuf de 
Moulegés, et demoiselle Louise de Pourcelet, du 19 janvier 1614, signé 
Veran. 

Inventaire des biens délaissés par feu Laurent de Chasteauneuf, sr de 
Moulegés, le 15 mars 1576, signé Blanc. 

Extraict de mariage passé entre noble Pierre de Chasteauneuf de Mou- 
legés, et demoiselle Jeanne-Louise de Gérard, du 3 décembre 1640, signé 
Brunet.

Certifficat du greffier de la maison commune de la ville d'Arles par 
lequel il apert que noble Tropheme de Chasteauneuf de Moulegés estoit 
consul d'Arles en l'année 1556, que François de Chasteauneuf, escuyer, 
sr de Moulegés, estoit capitaine de en 1651, signé Brunet. 

Preuves sur la noblesse et autres qualités requises de noble André de 
Chasteauneuf pour estre receu au rang des frères chevalliers de l'ordre 
St Jean de Hierusalem, du 24 novembre 1637, signé Raibaud. 

Testament de noble Jean de Chasteauneuf de Moulegés, du 21 aoust 
1539, signé Roberty, notaire. 

Faict à Aix le 7 novembre 1667. 



(1) Ces lettres sont enregistrées aux Arch. des B.-du-Rh., B 13,  242.






jeudi 16 avril 2009


Odile de PROVENCE

Contrairement à l’opinion généralement répandue, Odile de PROVENCE n’était pas la fille (ni fille naturelle ?) du Comte Guillaume I Comte de PROVENCE dit "Le Libérateur" (955-993) et son épouse la Comtesse Adelaïde d’ANJOU car on sait de façon certaine -car elle le déclare elle-même dans une charte qu’elle a donnée- que son père s’appelle « Miron de SISTERON ».

Sa mère, Adelaïde d’ANJOU- fut mariée quatre fois et Miron fut son premier époux avant 976 date de la naissance d’Odile :

1 Miron de SISTERON <976

2 Etienne II de GEVAUDAN en 979

3 Louis V CAROLINGIEN en 981

4 Guillaume I de PROVENCE en ~ 983

Miron est, semble-t-il, proche parent du Comte Guillaume I, du Comte Roubaud de Forcalquier et de Pons, Vicomte de MARSEILLE. Sa filiation n’est pas connue.

Odile semble avoir reçu –selon ses propres dires toujours- « en héritage de Guillaume » tout le territoire qui correspond -grosso modo- de nos jours aux Alpes Maritimes. Ceci bien souvent au détriment des églises qui possédaient des domaines alentour. Pour avoir libéré la Provence de l’envahisseur sarrasin, il se déclara seigneur de toute la contrée.

Mais à de nombreuses reprises, on voit Odile accompagnée de Miron son premier époux ou Laugier de NICE le second, faire des donations à l’abbaye de Saint-Pons à Nice ou d’autres églises.

Elle se maria avant 976 avec Miron d’où sont issus :

-Pierre

-Pons, évêque de Nice (1018-1033)

-Bermond, prêtre

-Miron Laugier de SISTERON

-Laugier de NICE

-Guillaume x Adelaïse N…

Puis, Miron étant mort (~ l’an mil), elle épousa, vers 1018, Laugier qui fut auparavant son « Rector » d’où :

-Raimbaud, (+1046) comte de NICE x Accélène Belieldis de MARSEILLE vers 1032

-Jauceara x Amic de VENCE

-Gerberge x Berenger de SISTERON

-Rostaing

-Pierre, évêque de VENCE

-Rostaing Juvenis, Comte de NICE, Seigneur de GREOLIERES x Aizcelena N...

Descendance de Raimbaud :

· Odile de NICE x Boniface de REILLANE

·

· Gisèle de NICE x Rostaing I d’AGOULT

·

· Pierre, Evêque de SISTERON puis de VAISON (1073)

·

· Rostaing Raimbaud x Accelène de FREJUS

·

· Tiburge x Guillaume Comte d’ORANGE, tige de la 1ère Maison d’ORANGE

·

· Raimbaud de Nice x N…

·

· Laugier I dit « Le Rouge » x Richilde N…. En sont issus :

·

-Raimbaud Laugier d’ORANGE x Rixende d’APT d’où :

-Laugier II x Amantia de THORAME GLANDEVES CASTELLANE, seigneur de divers lieux aux comtés de Nice et Apt d’où:

-Tiburge x Guillaume I Comte de VINTIMILLE en 1136

-Poncia x Guillaume Talon co-seigneur de CHATEAUNEUF (lès Nice)

-Guillaume Raimbaud consul de Nice en 1151

-Paul Raimbaud consul de Nice en 1146

Descendance de Rostaing Juvenis :

· Raimbaud Rostaing de NICE

· Laugier Rostaing de NICE

X1 Calamite N d’où :

-Odile Laugier Rostaing de NICE x Conrad III, Comte de VINTIMILLE

-Bertrand Laugier Rostaing de NICE

-Raimbaud I de NICE

X2 Ermengarde N... d’où :

-Jaucerand Laugier Rostaing de NICE x N... d’où :

-Laugier de GREOLIERES

Sources (partielles) : « l’Histoire de Nice et des Alpes du Sud des origines au 17ème s » de l’Abbé Pierre GIOFFREDO.

mercredi 8 avril 2009


Les Comtes de VINTIMILLE

"de gueules au chef d'or"

puis, Jean II -fils du couple ci-dessous- releva le nom de LASCARIS et ajouta les armes aux siennes pour blasonner:



écartelé, aux II et IIII de gueules au chef d'or (qui est Vintimille); aux I et IV de gueules à l'aigle éployée à deux têtes d'or couronnées du même(qui est Lascaris).

et devenir LASCARIS de VINTIMILLE


Guillaume-Pierre I. Comte de Vintimille (1257-1282), seigneur de Tende et de La Brigue (1253 ­1283). Cité dès 1249. Guillaume VI, Guillaume-Pierre et Pierre-Balb s'allient avec Gênes et leurs cousins Georges et Boniface en 1254. Le 30 septembre 1259, une convention intervient entre les frères Pierre-Balb et Guillaume-Pierre de Vintimille, fils de Guillaume IV, et la Communauté de Tende. Le 25 juillet 1261, Guillaume-Pierre épouse Eudoxie Lascaris, fille de Théodore II Lascaris-Doukas-Vatatzès, empereur d'Orient à Nicée, et Hélène, princesse de Bulgarie.

Eudoxie se serait retirée à la cour de Pierre d'Aragon à la mort de son mari, avec ses filles Vatacia, Violante et Béatrice. Cité avec Guillaume-Pierre le 6 août 1271: il s'acquitte de ses dettes (ASTurin). Dans le château Saint-Georges de Saorge, devant le notaire Giacobino Drubeco, les frères Pierre-Balb et Guillaume-Pierre et la Communauté de La Brigue passent une convention sur la justice le 30 septembre 1274. Le 17 mars 1278 est signé un traité de trêve entre le sénéchal de Provence, Guillaume de Burlac, représentant Charles d'Anjou, et Pierre-Balb Ier, aux noms de Guillaume-Pierre Ier et Guillaume VIII Lascaris, son neveu. Le 20 août 1282, une convention est passée entre Guillaume-Pierre Ier et Pierre-Balb Ier sur les limites de leurs territoires. Les témoins répondent que les Lascaris sont seigneurs de Tende et La Brigue depuis plus de cinquante ans. Le 9 juin 1283, un compromis est passé devant le notaire du sacré palais Giacobino Drubeco de San Remo, et conservé aux Archives de La Brigue, entre Guillaume-Pierre Ier et la Communauté de La Brigue sur les bois de La Brigue. Décédé avant novembre 1283 (Romeo Pavoni).

 Guillaume VI. Comte de Vintimille (1254-1259), seigneur de Gorbio, Castellar, Castillon, Sainte ­Agnès, Codolis et Lamenour. Fils de Guillaume IV (1217-1249). Guillaume VI aurait épousé la fille de Pierre-Balb de Glandevès. Guillaume VI, Guillaume-Pierre et Pierre-Balb s'allient avec Gênes et leurs cousins Georges et Boniface en 1254. Le 13 janvier 1256, il est déclaré rebelle par la République de Gênes. Il choisit le camp provençal. Le 19 janvier 1257, il vend à Charles d'Anjou contre 1000 livres tournois d'indemnités ses droits sur Sainte-Agnès, Gorbio, Tende, La Brigue, Castellar, Castillon, la moitié de Lamenour et Codolis. Le 29 janvier 1257, Guillaume VI cède le comté de Vintimille à Charles d'Anjou, représenté par le sénéchal de Provence. Le 12 février 1257, un traité de paix est signé dans la cathédrale Saint-Pierre, entre comté de Provence et comté de Vintimille, par lequel Guillaume VI de Vintimille, fils feu Guillaume IV, au nom de ses frères et fils, cède au sénéchal de Provence et de Forcalquier tous ses biens des comtés de Vintimille et du Val de Lantosque, avec promesse de prêter hommage à Charles d'Anjou, pour les terres venues de jean de Glandevès et les châteaux de Sainte­-Agnès, Gorbio, Tende, La Brigue, Castellar, la moitié de Lamenour et de Codolis, le château de Castillon, Roquebrune, Monaco, Saint-Roman et Caliaris (ASTurin). Le 7 mai 1259, Guillaume VI teste à Grasse. Il cède des legs à Guillaume, son héritier universel, et ses autres enfants Raymond-Rostaing, Lazare, Otton, Sibylle et Bérengère.

 Guillaume IV. Comte de Vintimille (1217-1249). Fils de Guillaume III de Vintimille (1200-1214). Le 21 février 1217, les frères Guillaume IV et Emmanuel I de Vintimille, devant le notaire Rostagno, confirment la sentence arbitrale intervenue entre la communauté et les habitants de Sospel et Aycardo et Guglielmo Tosano. En 1220, Raymond-Bérenger V, comte de Provence, se porte au secours de Vintimille, assiégée par Gênes. Guillaume IV abandonne le parti de Gênes, rentre à Vintimille dont il devient Podestat. En 1222, Guillaume IV, Podestat de la ville, abandonné de ses frères, est chassé de Vintimille par les Génois qui s'en emparent après trois ans de siège. C'est la paix entre Vintimille et Gênes. Guillaume IV de Vintimille approuve les conventions entre Pigne et Castelfranco en 1226. En 1226, c'est la révolte de la Ligurie occidentale contre Gênes. Le 30 juillet 1249, devant Albert de Malavolta, Podestat de Gênes, le comte Guillaume IV et ses fils Guillaume-Pierre et Guillaume, représentés par Raymond Rostaing, du Val de Blore, renouvellent la convention de 1185. Il est mort avant novembre 1257, probablement vers 1253. 

Guillaume III. Comte de Vintimille (1200-1214). Fils d'Otton IV de Vintimille (1156-1193). Il est cité dès 1185 et lors de la convention de 1192. Le 25 novembre 1200, Guillaume 111 et Henri Ier renouvellent leur alliance avec la République de Gênes. Il est cité avec son frère dans un acte du 7 juin 1203 conservé aux Archives de Sospel. Le 10 août 1214, acte de division intervenu devant le notaire Bacillon, les frères Guillaume III et Henri Ier de Vintimille divisent leurs terres. Il est décédé avant le 6 septembre 1215. 

Otton IV. Comte de Vintimille (1156-1193). Il est cité en 1146. En juillet 1156, Otton IV de Vintimille, fils d'Obert II et d'Iacilia Guidi, et son fils Henri, fixent cinq sous d'amende pour parjure, homicide, adultère et trahison. Le 30 août 1157, Guy II et Otton IV signent une convention avec la Commune de Gênes. Le 15 octobre 1162, une sentence arbitrale du légat impérial Gebhard, représentant de Frédéric Barberousse, sur la transaction à Triora entre la Communauté de Tende et celle de La Brigue sur les limites de leurs territoires, en présence des frères Guy II et Otton IV de Vintimille. L'acte est entériné le 5 janvier 1163. En avril 1165, un accord est signé entre Otton IV de Vintimille et les hommes de Perinaldo sur la justice. Le 24 février 1177, Otton IV échange des biens d'Albenga contre des terres du quartier des Cuses à Garavan. Le 6 mars 1177, à Vintimille, devant le notaire Gelonio et l'évêque Etienne, une transaction est signée entre Otton IV et les moines de Lérins, où il est fait mention de la donation de 954. En 1179, Gênes soumet Albenga. En 1181, Gênes obtient la moitié de Sainte-Marguerite des moines de Lérins. Le 8 décembre 1182, Obert feu Alphonse de Carpasio vend au comte Otton feu Obert la moitié de ses biens dans le val d'Oneglia, dont les dîmes de Lucinasco, pour 20 livres (ASTurin). En 1184, Gênes soumet Porto Maurizio et Diano Marina. En 1184, Otton IV refuse de « jurer les compagnies » à la Commune de Gênes et à confirmer les libertés accordées à son frère et retire la donation de Guy  (Guido Guerra) à la commune de Gênes de ce qu'il possède à Vintimille, Gorbio, Penna, Braus, Castillon, Sospel, Breil, Lamenour, Saorge, La Brigue et Tende. Les gens de Vintimille le chassent, s'emparent de ses châteaux de Sainte-Agnès, Braus et Dolceacqua où son fils est assiégé (1184). Il fuit à Roquebrune avec sa femme (la relation est conservée aux Archives de Turin). Le 8 septembre 1185, une convention est signée, devant le chancelier de Gênes Guglielmo Calliga, entre Otton IV de Vintimille et Gandolfo Erardo, consul de Gênes, qui confirme de la donation de son frère Guy II et scelle un accord sur Zerbolo (Agerbol), Gorbio, Puypin, Roquebrune et Dolceacqua, prêtant serment à Frédéric de Hohenstaufen (ASTurin). Otton IV relate des dommages causés à ses châteaux par les gens de Vintimille. Son neveu Conrad IV, frère d'Obert III Gualdo, ne peut se réfugier à Dolceacqua, Puypin, Roquebrune, Gorbio ou Agerbol. En 1191, Gênes reçoit Monaco en fief impérial. En 1192, Otton IV s'allie secrètement avec Gênes, appuyé par ses fils Henri et Guillaume, cédant la moitié de leurs droits de « foederum » sur le district de Vintimille, La Pennette, Codolis, Lamenour, Castillon et Perinaldo. En 1193, il prête hommage à Gênes. Il décède avant le 25 novembre 1200. Certains généalogistes lui donnent sans preuve pour épouse Guillaumette de Castellane, fille de Boniface IV, ou de Roux de Castellane et Orable. 

Obert II. Comte de Vintimille (1113-1152), fils d'Obert Ier. En 1124, Obert II et l'évêque Sigifredo de Gênes arbitrent un conflit entre Saint-Laurent et San Remo. Obert fait la guerre à Gênes en 1130 et ses fils sont pris en otage. Il est à nouveau fait prisonnier par les Génois en 1140, qui veulent donner le comté aux fils de Boniface del Vasto, marquis de Savone. En août 1146, Obert II accepte les conditions de Gênes, lui prête hommage pour ses fiefs. Il doit résider six mois par an à Gênes. Les comtes doivent épouser des Gênoises. Un fort gênois, le château Appio, est construit au-dessus de Vintimille. Il a épousé Iacilia Guidi, des comtes Guidi de Toscane. En 1151 et 1152, il accorde des Libertés aux Communes de Ceriana et du Val de Maro. Il meurt avant le 30 octobre 1157.

Obert I. Comte de Vintimille (1102), fils d'Otton II et de Donella. Il est cité dans les actes de 1077 et de 1082. Il meurt entre 1102 et 1113, d'après Romeo Pavoni

Otton II Comte de Vintimille (1041-1077), fils de Conrad I de Vintimille et d'Adélaïde. En 1041, il donne l’église de Saint-Michel, sur la Basse-Roya, au monastère de Lérins. Le 21 octobre 1063 et en juin 1064, il confirme plusieurs fois la donation de 1041. Le 24 février et le 5 août 1077, avec son frère Conrad et son épouse Donella, que certains identifient à une Aléramide, fille d'Albert del Vasto, marquis de Savone, il fait une donation permettant aux moines de faire dériver les eaux de la Roya pour leurs moulins et leur donne une île près d'Olivetta. Il donne à dom Laugier, abbé de Lérins, "totccne quod habebat coarept='le ire rriarca Albeiigane, ecclesia saeecti Michaelis Vintimilii ab acqua Armenie casque ad preayee et a collibias jugum casque ire mare per helerecosirlaan cornier predecessorurn", en échange de "braidaw tota de Clusa ad Garravanecna cent toto hoc quod °poterit abbas et prior irnveicire per circuitrcua quod fuisset itiiigieam de ipsa braida et quod pertireeat ei, et rnedietateen de prats Vifitiynilii ultra ponter, scilicet totam porcionem predicti doerniiii Ottonis corrzitis". 

Conrad I. Comte de Vintimille (1002). C'est le fils de Guy (Guido Guerra) cité dans le testament de 954. Certains généalogistes en font sans preuve le petit-fils de Bérenger II d'Italie et de Willa d'Arles et le fils d'un Conrad, margrave d'Ivrée et marquis de Spolète, décédé vers 1001, époux de Richilde de Turin. En 963, dans un autre document dont l'authenticité reste douteuse, il lègue avec son frère Otton le lieu de Trecate à l'église de Milan. En 1002, il est témoin de la charte accordée aux habitants de Tende et La Brigue par Ardouin III le Glabre, marquis de Suse. Sa veuve Adélaïde participe à la donation de 1041 au monastère de Lérins. Certains en font sans preuve une parente des Ardilinides de Suse. Une autre Adélaïde de Suse, petite-fille d'Ardouin III, décède en 1091- (Philippe Struyff). 

Guy I. (Guido Guerra), Comte de Vintimille (954), marquis des Alpes-Maritimes et seigneur de Lunigiana et de Garfagnana. Rien ne prouve qu'il ait existé. Le seul acte qui le mentionne de son vivant est son testament apocryphe de 954, dont nous sont parvenues plusieurs copies. Devant le juge et notaire Henri, à Varigotti près de Finale, il aurait fait une donation au monastère de Lérins. Guy Ter aurait épousé Eléonore de Savoie, sœur du comte Thomas. Il serait venu en aide à Alphonse, roi d'Espagne, son oncle, avec son frère Antoine, Raymond de Montferrat, Bérenger comte de Valence, ses neveux, Conrad (son fils et héritier), Otton et Roland, ses autres fils, Vivaldo de Castello et Bonabella, Otton de Cravessana, Charles Targanigra, seigneur de Spelenso et Airole, le juge Baldo, seigneur des Baux et de Servance. Il veut être enterré dans la chapelle Saint-Michel que son père aurait construite à Olivetta, qu'il lègue à Lérins avec le château de Seborga. Adalbert I, marquis de Toscane en 886, est seigneur de Lunigiana et de Garfagnana : s'agit-il d'un parent ?

 

Source : Arbre généalogique de la maison d’Honoré Lascaris achevé par sa petite-fille, Anne épouse du Grand Bâtard de Savoie, et passé de là à Renée, sa petite-fille, dans la maison d’Urfé.

(Conservé aux Archives de Turin)

vendredi 3 avril 2009

L'Infante Eudoxie LASCARIS de GRECE


"de gueules à l'aigle d'or à deux têtes couronnées de même"
Dessin de Philippe Beauvillier, HeraldiqueGenweb
 

L’Infante Eudoxie LASCARIS de GRECE (1245-~1291) fut mariée le 25 juillet 1261 par Michel PALEOLOGUE qui a usurpé le pouvoir au détriment du frère de celle-ci, Jean IV [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_IV_Lascaris] à Guillaume-Pierre I, Comte de VINTIMILLE (1257-1282) seigneur de Tende et de La Brigue (1253-1283). Il est cité dès 1249.

l’Infante Eudoxie LASCARIS est une des filles de Théodore II LASCARIS-DOUKAS-VATATZES Empereur d’Orient à Nicée et de la princesse Hélène de BULGARIE. Elle serait née en 1245 (et non 1254 -date improbable comme on l’ écrit souvent- car alors elle n’aurait eu que 7 ans à son mariage et non 16 ce qui est déjà jeune !)

L’historien Romeo Pavoni pense qu’il est décédé avant novembre 1283 . 

Ils eurent trois fils et trois filles.

-Jean.

-Jacques

-Othon, Evêque de Vintimille

-Violante

-Béatrice

-Vatazia (ou Batasia) 

 Pour défendre les droits hérités de leur mère, ils prirent le nom de LASCARIS, comme le portent encore tous  les comtes de Vintimille qui en descendent directement et ils incorporèrent aux armes paternelles celles de l’empire grec. 

Il semble que l’Infante survécut peu à l’année 1291, ce qui laisse supposer qu’elle avait 46 ans à son décès.

Les deux premiers fils succédèrent à leur père dans ses seigneuries

Les trois filles Violante, Béatrice et Vatazia furent élevées par leur mère à la cour du roi d’Aragon ou elle bénéficiait d’un traitement "convenant à son rang".(Abbé P.GIOFFREDO)

Elles furent ensuite mariées  avec des barons de premier rang de cette région : 

-Violante fut mariée à don Pedro d’AYERVE, petit-fils de Jacques, roi d’ARAGON

-Béatrice épousa don Guillermo de MONCADA seigneur de FRAJA dont elle n’eut pas d’enfants.

 Après avoir vécu longtemps au Portugal avec la reine Isabelle d’ARAGON (1271-1336), fille de Pierre d’ARAGON , sœur des rois Alphonse III, Jacques II d’ARAGON et Frédéric III de SICILE, elle avait épousé Denis Ier, roi de PORTUGAL (1261-1279-1325) en 1282.

-Vatazia épousa Arnaud ROGGIERO, Comte de PALLAS et baron de MATAPLANA.

 Elle vint en  Castille avec la reine Constance, épouse du roi Ferdinand. Puis elle décida de s’éloigner de la cour où sa puissance passée lui suscitait beaucoup de jalousies.  Enfin, elle se rendit à Coïmbra (Portugal) où, après s’être illustrée  par diverses œuvres de piété et avoir enrichi de ses dons l’église cathédrale, elle mourut. Elle fut enterrée dans cette cathédrale. Elle laissait une fille qui portait le même prénom qu’elle.

Zurita (1) pense que cette fille épousa Arnaud ROGER, comte de PALLAS, et que de ce mariage on dit que naquit Sibylle, épouse de Hugues de MATAPLANA, un des principaux barons de Catalogne.

Ses descendants « eurent pour armes longtemps une aigle impériale d’or en écu sur champ de gueules qui étaient les armes des empereurs de Grèce dont descendait la comtesse de Lascara et sur le poitrail de l’aigle un écu d’or avec une bordure écarlate qui furent les armes des barons de MATAPLANA  jusqu’à ce que jusqu’à ce que, longtemps après , les comtes de Pallas, je ne sais  pour quelle raison, changèrent leurs armes  en  aigle impériale de sable sans écu  et aussi sur le poitrail les armes des MATAPLANA »

 

Sources : Abbé Pierre GIOFFREDO (1629-1692) ,  « Histoire de Nice et des Alpes du Sud , des origines au XVIIème siècle ». 

(1) Jeronimo ZURITA y CASTRO (1512-1580) célèbre historien catalan, auteur des « Anales de la corona de ARAGON(1611).