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jeudi 11 février 2010

Famille RICCI


« Coupé : dans le premier d'argent à trois rameaux de châtaignier fruités de trois marrons au naturel, mal ordonnés, les rameaux posés en fasce ; dans le second d'or au porc-épic au naturel ».

Devise : « In pungendo tenitas

Baron des Ferres

Seigneur de Castelnuovo

Noble des barons des Ferres et des seigneurs de Castelnuovo

Ancienne famille de Sospel, connue dès le milieu du XIV° siècle. Elle s'enorgueillit de divers membres illustres :

- Dominique, second consul de Sospel en 1361 ;

- Ludovic, notaire, second consul lui aussi en 1413 ;

- Jacques, premier consul en 1441 ;

- Antoine, notaire, trois fois (1483, 1496 et i5io) élevé au consulat ;

- Lucas, jurisconsulte ; Ludovic, premier consul de Sospel en 1481 et 1485 ;

- Pierre, professeur de droit (149o) ;

- les frères Hilarion et Théophile, doctes et vertueux moines bénédictins ;

- Antoine, premier consul en 1530 :

- Jean, colonel des milices sospelloises et premier consul en 1579 et 1585 ;

- Pierre, avocat, premier consul en 1563 ;

- Jean-François, docteur ès-lois (156o) et premier consul en 1567 et 1575 ;

- Antoine (+1599) premier consul en 1587 ;

- Jacques, capitaine des milices sospelloises et premier consul en 1592 ;

- César, colonel des milices sospelloises, trois fois (1620, 1634. et 1655) élevé au consulat

- Alexandre (n. 1596) chanoine et prieur de l'église paroissiale de Peille (1620) ;

- André, avocat, premier consul en 1645 ;

- Etienne, avocat, premier consul en 1648 et 1656 ;

- Gabriel (n. 1625) prévôt de l'église paroissiale de Saorge, mort « avec le renom d'un homme de profond savoir et de grande intégrité » ;

- Jean-Baptiste, Commandeur des SS. Maurice et Lazare, premier consul en 1652 et père de :

- Victoire Ricci (+1737) « modèle des plus nobles vertus de son sexe et femme de lettres de quelque mérite ;

- Antoine-François (n.1615) étudia à Valence et à Lyon où il prit son doctorat en droit et en théo­logie, fut chanoine de l'ordre de Saint-Rufus et vicaire général de cet ordre, homme «... très savant dans les canons, les belles lettres et les rites ecclésias­tiques, dans l'art oratoire et dans les disciplines scolaires;

- Ludovic, chanoine consulteur du Saint-Office.

- Jean Ricci (+ 1687) épousa Louise Capello et en eut un fils :

- Paul (+ 1691) qui épousa Marie Bergondi. De ce mariage sont nés :

- Jean-Baptiste (n. 1678, +1716) Chevalier des SS. M. et L., lieutenant au régiment La Marine, auteur de plusieurs oeuvres et,

- Pierre qui , « pour avoir employé beaucoup d'années à lire et à écrire, devint très versé dans les choses de la littérature ». Pierre Ricci reçut donation d'André Vachieri d'une portion du fief de Chàteauneuf (1711) portion dont son fils,

- Joseph-François, avocat des pauvres, obtint l'inves­titure régulière, le 6 décembre 1736. Joseph-François, docteur en droit, fut avocat des pauvres, puis sénateur au sénat royal de Nice, premier consul de Nice en 1741 et acquit une moitié du fief de les Ferres dont il fut investi avec le titre de baron, le 20 février 1756. Son fils, le baron

- Pierre-Marie, épousa Marianne-Radegonde De Gregori, des comtes des Marcorengo. De ce mariage descendit le baron

- Joseph-Marie qui épousa Eugénie Brignone des comtes de Costigliole dont le baron Félicien Ricci(4)

qui épousa Gabrielle BERAUDO des Comtes de PRALORMO, père des principaux représentants actuels(1912) de cette famille qui sont : le baron

Charles, conseiller provincial de Turin et le noble

Robert, docteur en droit, substitut procureur général hono­raire de la Cour de Cassation, Officier dela Couronne Italienne et Chevalier. des SS. M. et L.

Etat personnel actuel(1912) : Charles-Joseph Ricci, baron des Ferres et seigneur de Castelnuovo


mercredi 10 février 2010

Famille THAON de REVEL

«D'azur au bouc d'or, issant d'une mer d'argent flottée de sinople, regardant une étoile d'or posée dans le canton dextre du chef et tenant dans sa bouche un serpent de sable écaillé d'argent tortillant en pal»

DEV « Et sapienti prodest ».

Marquis

Comte de Revel avec Saint-André

Comte de Pralungo

Seigneur de Castelnuovo.

Noble des marquis Thaon, des comtes de Revel avec Saint-André et Pralungo et des seigneurs de Castelnuovo

Cette famille, lorsqu'elle quitta son château de Saint-André, près de Nice, alla s'installer au Piémont où elle est toujours largement représentée.


Notes historiques. - Cette famille, par les nombreuses et éminentes charges remplies dans les trois derniers siècles et par les très hautes distinctions honorifiques reçues, est, sans aucun doute, parmi les plus illustres familles niçoises encore existantes.

Les Thaon sont originaires de la vallée de Lantosque (arrière-pays niçois) et jouissaient déjà d'une haute considération à la fin du XVIème siècle. Pierre Thaon épousa Camille Michelotti, héritière d’une portion des fiefs de Revel et André.

Elle était la fille de Melchiorre Michelotti seigneur de Revel avec Saint-André et de Brigitte Doria. Le fief de Saint-André était divisé en quatre quartiers dont trois étaient unis au fief de Revel et un quartier seulement constituait un fief distinct. De ce dernier quartier avait été feudataire, autrefois, l'abbaye de Saint-Pons, puis la famille Chiabaudi, de qui les Michelotti l'acquirent en 1555.

Le fief de Revel comprenait les 3/4 de Saint-André et le quartier de Tourette appelé Revel : ce fief appar­tint anciennement aux vicomtes de Nice puis aux de Châteauneuf, de qui il passa aux Chiabaudi ; ceux-ci en conservèrent une partie, c'est-à-dire le quartier de Tourette et aliénèrent les autres portions en faveur des Caravaschini et des Michelotti. En 1687 les Peyrani, héritiers des Chiabaudi, pour le quartier de Tou­rette, le cédèrent aux Thaon et ce quartier fut érigé en fief comtal. Cette genèse des fiefs de Saint-André et Revel semble démontrer que le titre appartenant aux Thaon doit être celui de : « Comte de Revel avec Saint-.André » et non pas de « Comte de Saint-André avec Revel » comme le porte « l' Elenco regionale delle famiglie nobili e titolate del Piemonte », et cela d'autant mieux que le titre de comte fut concédé, comme on le verra, sur le quartier de Tourette dit « Revel » et non sur une portion quelconque de Saint-André.

De ces portions de fief, Charles Antoine Thaon, fils de Pierre, fut régulièrement investi le 13 mai 1628.

Du susdit Charles Antoine, qui fut premier consul de Nice en 1671, naquit Pierre Antoine, lequel en 1685 - par une transaction avec les Peyrani - devint propriétaire du quartier de Tourettes appelé Revel, et de ce fief il obtint l'érection en comté le 10 octobre 1687. Gaspard, fils du comte Pierre Antoine, fut capitaine de l'armée ducale et épousa Gertrude, de l'illustre famille Provana. De ce mariage sont nés, entr'autres fils :

1° Joseph Horace, juge de Nice en 1720 et qui ensuite, retiré du service, fut premier consul en 1748 et 1763. Il avait épousé Thérèse Cortina d'Eze .

2° Pierre Ignace (1706 - t 1760) lequel, après avoir fait partie des chevaliers de Malte, prit du service dans l'Armée royale sarde. En 1744 étant major dans le régiment La Marina il eut une part éminente à la victoire de Montgarache (près de Villefranche) contre les Espagnols. Il commanda ensuite le régiment La Marina et fut capitaine général des milices en Sardaigne ;

2° Jean-Baptiste (1708 - +1784). Celui-ci, admis à 12 ans parmi les pages du grand-maître de l'Ordre de Malte, se fit bien vite noter pour son intelligence et son application, prit une part honorable à l'édification de plusieurs fortifications dans les îles de l'Ordre ; il fut ensuite procureur général et receveur de l'Ordre à Marseille, puis (1750) commandeur de Lucéram et plus tard (1772) d'Arcinino, et décoré de la grand'croix de l'Ordre de Malte.

Parmi les fils du comte Joseph-Horace, méritent d'être rappelés:

-Augustin, chevalier de Malte, et surtout

-le comte Charles-François, aîné de la famille. Celui-ci (n. 1725-+1807) élevé à l'Académie militaire de Turin, en sortit enseigne au régiment de Saluces (1740); il prit part à la guerre de la succession d'Autriche et fut deux fois blessé. En 1771, il était nommé colonel ; en 1774, brigadier ; en 1776, premier consul de Nice ; en 1780, major-général et peu après commandant de la ville et du Comté de Nice . En mars 1787, il fut promu lieutenant-général et ensuite Vice-Roi de Sardaigne, charge qu'il quitta en 1790, pour aller occuper en Piémont le poste de gouverneur de Tortone. De 1792 à 1794, il fut commandant de l'Armée des Alpes. Après la conclusion de la paix avec la République française, il reçut du roi le titre de marquis par lettres patentes du 25 mai 1796. L'an d'après, dans des circonstances difficiles, il était nommé gou­verneur de Turin. Lors de l'occupation de Turin par les troupes françaises, le marquis Charles-François fut emmené prisonnier en France ; mais à Suse, il fut délivré par la population. Il se rendit alors au quartier général de Souva­row, qui le chargea de la réorganisatron de l'armée piémontaise, tandis que le Roi le nommait lieutenant-général du Royaume, avec pouvoirs d'alter ego (1799) L'année suivante, il reçut le collier de l'Ordre suprême de l'Annonciade. Retiré en Sardaigne après Marengo, il y fut nommé (18o6) grand-maître de l'artillerie.

Le marquis Charles-François avait épousé (1755) Madeleine Galléan d'Ascros (+1774) et en eut divers fils qui, tous, accrurent le lustre de leur lignée. Parmi ceux-ci, nous rappellerons :

1-Joseph-Alexandre (n. 1756-+1820) lequel obtint en 1790 l'assentiment royal pour hériter de sa mère le titre sei­gneurial d'une portion du fief de Castelnuovo. Le marquis Joseph-Alexandre suivit, comme son père, la carrière militaire : à 38 ans, il était déjà colonel, commandant le régiment de Suse ; ensuite, il fut chef d'état-major du duc de Montferrat dans la guerre des Alpes ; brigadier en 1796, puis major général, il fut emmené comme ôtage en France, en 1798. De retour dans son pays, il fut promu lieutenant-général (18o8), puis général d'infanterie (général d'armée) en 1812 ; il fut commandant général des carabiniers royaux et eut, en 1815, le collier de l'Ordre suprême de la Très-Sainte-Annonciade. Il avait épousé (1782) Béatrix, des ducs de Guadagne et en eut, entr'autres fils :

-Charles-Hippolyte ( +1849), lieutenant-général, décoré du grand cordon des SS. M. et L. ;

-Ignace (+1843), colonel de cavalerie. Les descendants de Charles-Hippolyte furent César-Ignace (+ 1899), major-général (1866) et Emmanuel (+), capitaine d'état­-major.

La branche du marquis Joseph-Alexandre est éteinte.

2- Ignace (n. 1760 +1835) étudia au collège de Sorrèze, fut reçu che­valier de Malte, puis nommé ministre de Sardaigne en Hollande (1789). Lors­qu'éclata la guerre des Alpes, il prit du service dans l'Armée sarde et fut pendant deux ans (1792-94) aide-de-camp de son père, puis chef d'état-major du duc d'Aoste. Brigadier d'infanterie en 1796, il fut un des négociateurs de la paix de Cherasco ; il fut lui aussi, comme son frère, emmené comme ôtage en France en 1798, et de retour dans son pays, fut nommé (1799) ministre de Sardaigne à Londres, nomination qui n'eut cependant pas de suite et fut convertie, le mois suivant, en celle de major-général. Le général Ignace prit part à l'expédition austro-sarde en Provence en 18oo et après Marengo, il se retira à Venise, d'où, en 18o3, il vint à Nice pour rentrer dans la vie privée. A la Restauration, il fut nommé membre du Conseil de régence en Piémont, puis ministre plénipo­tentiaire à Paris et de là, en mission extraordinaire à Londres, d'où il fut rap­pelé pour remplir les fonctions de commissaire plénipotentiaire de S.M. pour la prise de possession de Gênes et de la Ligurie. Il eut au début de 1815, le grand cordon des SS.M et L et, peu après, fut nommé gouverneur et commandant général des troupes du duché de Gênes. Après les Cent-Jours, il fut de nouveau plénipotentiaire du Royaume de Sardaigne au quartier général des Alliés, et, au retour de cette mission, il reçut le commandement général des troupes de la Savoie (1815). Au bout de quelques mois, il fut de nouveau nommé (1816) gouverneur général de Gênes, puis promu général d'armée. Il fut -pendant un laps de temps assez bref- vice-roi de Sardaigne, puis (1820) à nouveau gouverneur de Gênes et tout de suite après (1820) gou­verneur de Turin. En 1829, enfin, il était nommé maréchal des Armées de Sa Majesté, fonctions que personne n'avait jamais remplies avant lui. S. M. le Roi Charles-Albert lui conféra le titre de ministre d'État et la charge de vice-prési­dent du Conseil d'État. Dès 1820, il avait été nommé chevalier de la Très-Sainte Annonciade.

S. Exc. le général Ignace de Revel avait obtenu, le 25 octobre 1814, l'as­sentiment royal pour hériter de sa cousine Anne-Thérèse Provana (1) le titre de comte de Pralungo. Parmi les fils nés du mariage (1797) de S. Exc. le comte Ignace avec la demoiselle Sabine Spitalieri, des comtes de Cessole, il convient de mentionner :

1- S. Exc. le comte Octave, ministre des finances du Roi Charles-Albert (1843-1848), un des signataires du Statut, sénateur du Royaume d'Italie. Lors­qu'il eut remis ses fonctions de ministre des finances, il conserva le titre de ministre d'État. Il était grand cordon des SS. M. et L. (1847), commandeur de l'Ordre de Malte, grand-croix de l'Aigle Rouge de Prusse, commandeur de Saint-Stanislas de Russie et de l’Ordre Pontifical Piano.

2° Adrien, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Angleterre

3° Martien et Charles, colonels d'infanterie dans l'Armée italienne, tous deux décorés de la médaille d'argent à la valeur militaire ;

4° S. Exc. le chevalier Genova Jean-Baptiste (n.1817 +1910). Ce dernier parcourut une brillante carrière dans l'arme de l'artillerie, et se signala par son courage et son intelligence dans toutes les campagnes auxquelles il prit part. Il reçut une médaille de bronze et une d'argent à la valeur militaire dans la la campagne de 1848 et une autre médaille d'argent à la valeur militaire à la bataille de Novare. En 1859, étant lieutenant-colonel, il fut décoré de la médaille de bronze à la valeur militaire pour le fait d'armes du Pont de Palestro (22 mai 1859) et reçut la croix d'Officier de l'Ordre Militaire de Savoie, pour l'habileté extraordinaire déployée dans la direction de l'artillerie pendant la bataille de San Martino. Pendant la campagne de 1860 -1861, il fut promu colonel pour mérites de guerre « pour l'activité et le courage avec lesquels il dirigea les opérations de l'artillerie au siège d'Ancone », et il eut la croix de Commandeur l'Ordre Militaire de Savoie pour s'être distingué dans le siège et la prise de Mole de Gaëte. Finalement, en 1866, étant major-général, il reçut à Custoza les insignes de Grand Officier l'Ordre Militaire de Savoie. Promu lieutenant­-général après cette dernière campagne, il servit encore plus de vingt ans dans l'armée active. Premier aide-de-camp du prince Humbert, il fut ensuite son aide de camp général honoraire.

Outre les décorations déjà dites et les médailles commémoratives pour les campagnes de l'indépendance italienne et de Crimée, S. Exc. le général Genova de Revel était décoré de la médaille Mauricienne, grand cordon des SS. M. et L. et de la Couronne d'Italie, de l'Ordre Danois du Danebrog et de l'Ordre du Christ de Portugal ; Grand Officier de l'Ordre de la Légion d’Honneur, du Lion de Zahringen de Bade, Chevalier de l'Ordre Militaire du Bain et du Medjidié ottoman.

S. Exc. le général Genova de Revel fut, en outre, un écrivain distingué à qui l'on doit plusieurs oeuvres très intéressantes d'histoire. Il prit une part active à la vie politique italienne et siégea pendant plusieurs années à la Chambre des députés ; depuis 1879, il avait été appelé à faire partie du Sénat du Royaume. Il fut, en outre, ministre de la guerre en 1867 et il reçut de S. M. le Roi Victor-Emmanuel III le collier de l'Ordre suprême de l'Annonciade à l’occasion du cinquantenaire de la guerre de Crimée.

Mentionnons, enfin, les fils de S. Exc. le comte Octave, à savoir :

1° Ignace (+ 1907) qui occupa diverses charges publiques à Turin, fut pen­dant de longues années conseiller communal et assesseur de la ville de Turin, membre de la Chambre des députés, et à partir de 1900, sénateur du Royaume. C'est de lui que descend l'actuel marquis Octave Thaon de Revel

2° Adrien (n. 1853) major général, commandant la 3"" brigade de cavalerie ancien aide-de-camp de S. A. R. le comte de Turin, Commandeur de la Couronne d'Italie, Chevalier des SS. M. et L., décoré de la croix d'or pour ancienneté de service, Grand Officier du Soleil et du Lion de Perse, Commandeur de l'Aigle Rouge de Prusse.

3° Victor (n 1854), docteur en droit, consul général d'Italie à Trieste, Commandeur de la Couronne d'Italie, Officier des SS. M. et L. et de la Légion d’Honneur, Chevalier du Sauveur de Grèce ;

4° Paul (n. 1859), contre-amiral dans la marine. italienne, aide-de-camp général de S. M. le Roi d'Italie; Commandeur de la Couronne d'Italie, Officier des SS. M. et L., Commandeur de la Légion d’Honneur, des Ordres de Takovo de Serbie, du Mérite Militaire de Bavière, de la Couronne de Prusse, de la Couronne du Siam, de l'Ordre Ottoman du Medjidié ; décoré de la croix d'or pour ancienneté de service et de la médaille d'or au mérite pour le tremblement de terre de 1908.


(1) Elle était l'unique descendante de cette branche des PROVANA, veuve du Comte Philippe Ponte de Scarnafigi

dimanche 7 février 2010

MARCHESAN de CHATEAUNEUF


"Ecartelé au I et au II parti de gueules et d'or; au II et III parti d'or et de sable, le second au lion couronné, le troisième à l'étoile, le tout de l'un dans l'autre"

Seigneur de la Turbie et Digne

Baron de Coaraze et Roccasparviera (Nice)

Seigneur de Roccasparviera (Cuneo)

Seigneur de Châteauneuf

Ancienne et puissante famille, dont un membre fut, en 1287, parmi les ôtages des plus notables familles de Provence, livrés après le traité d'Oloron au roi d'Aragon. Cette famille se trouve déjà feu dataire d'une portion de Digne au commencement du XIVème siècle.

Daniel Marchesan acquit en 1325 le fief de la Turbie, qu'il céda ensuite pour recevoir l'investiture des trois quarts du fief de Coaraze. Le même Daniel fut premier consul de Nice en 1326, 1330 et 1339. Son fils Pierre, par lettres patentes du 10 août 1364, obtint de la reine Jeanne le titre de baron sur les fiefs de Coaraze(1) et Roccasparviera (Nice). Il fut gouverneur de Villefranche, puis (1367) capitaine royal de la ville de Vintimille et de la vallée de Lantosque et premier consul de Nice en 1362, 1368 et 1403. Après le passage de Nice à la maison de Savoie, il fut de nouveau investi de ses fiefs en 1399. Mathieu Marchesan fut premier consul de Nice en 1373. Honoré, fils de Pierre, fut viguier de Sospel (1419), puis premier consul de Nice en 1424 et 1427 et en 1426 il fut chargé par les populations de Limone et de Briga de prêter pour elles serment de fidélité au duc de Savoie. Son fils Pierre-Antoine fut premier consul en 1469 et député de Nice auprès du duc Philibert II, pour le féliciter à l'occasion de son avènement au trône (1497). Mathieu, fils du précédent, fut premier consul en 1489 et 1493.

En 1625, un autre Mathieu Marchesan, divisa par testament, avec l'approbation du souverain, ses fiefs entre ses deux fils, André et Jules César : le premier, après avoir dissipé son patrimoine, vendit le fief de Coaraze en partie à la famille Barralis et en partie à la famille Chioattero, et mourut sans descendance.

Jules-César, de son mariage avec Lucrèce Ferrero, eut un fils, Maurice, qui épousa une Roccamaura et dont la fille Lucrèce, porta dans la famille Capello les fiefs et les titres de ses père et mère.

Jean-Baptiste Marchesan, cousin des précédents, obtint le 16 septembre 1670 l'investiture d'une portion du fief de Roccasparvierra, de Cuneo. Il eut une fille, Anne-Marguerite, mariée à un de Monery de Caylus et un fils, Jean-Joseph (+1761). Ce dernier eut une seule fille, Anne-Victoire, qui, par acte du 12 septembre 1777 fit donation du fief paternel à son cousin Bernard de Caylus,donation approuvée par consentement royal du 16 avril 1779.

(1) Coaraze fut anciennement une dépendance de Lucéram, et, depuis la moitié du Xlllème siècle, fief des Chiabaudi. Le fief retourna à la Couronne en 1325 et les Marchesan en furent ensuite investis. Grâce des acquisitions de portions de juridictions et grâce aussi à d'autres portions obtenues en héritage, ce fief se trouva fractionné, par la suite, entre les familles Gandino, Chioattero, Cappello et Valperga. Par héritage des Chioaterro, les Valperga, avec approbation souveraine du 3o juin 1752, vendirent le fief à l'avocat piémontais François Novellis, qui obtint le 3o juin 1752, le titre de baron de Coaraze, titre que la famille Novellis possède encore de nos jours. Une portion des fiefs de Coaraze (partie des localités dites de Cairau Ferrion et Biggiarda) appartenant à Camille-Antoine Baruchi, furent acquises par le sénateur Jean-Fran çois De Orestis, le 8 octobre 1648 et érigés, un siècle plus tard, en fief noble le 2o novembre 1772, en faveur de son neveu le comte Jean-François.












samedi 9 janvier 2010

Famille de REVILLASC de LACHAU





"d'argent au lion de gueules"

La famille de Judith de REVILLASC de LACHAU est originaire de Piémont (REVIGLIASCO) où naquit, en l'an 1226, Teucy Etnisy de REVILLASC (sosa 8192), le plus lointain ancêtre de Judith. Son ascendance s'étend sur treize générations dans laquelle on dénombre 34 personnages répartis en 22 hommes et 13 femmes. Aucun enfant n'est né avant le mariage et pas un n'a été conçu avant les noces de ses parents. Les mois les plus propices aux naissances étaient mai et août. Les baptêmes étaient administrés le plus souvent en mai et en août, et les décès les plus nombreux survenaient en mai, en juillet et en janvier. Les unions ne présentent aucune endogamie professionnelle. On ne compte aucune union entre cousins.
PRÉFACE :
M'étant trouvé l'été dernier en pleines recherches généalogiques à BELLEGARDE en DIOIS,je suis tombé par hasard sur l'acte de décès d'une certaine "Judith de REVILLASC LACHAU."
Rentré chez moi, j'ai voulu savoir quelle était sa parenté avec les seigneurs de VEYNES. Je me suis ensuite aperçu qu'avec David BUIS son époux ils se trouvent être les ancêtres 8èmes de mon grand-père paternel. Ce couple ayant eu dix enfants, la descendance est encore représentée en pays du Buëch et sans doute dans la Drôme.Voir la page ici:
Son ascendance a été établie à partir de "l'Armorial Haut-Alpin" de M. GROSDIDIER de MATONS.
Génération I
1 - Judith de REVILLASC de LACHAU, fille de Jean (1625->1695), maréchal des logis au régiment d'Anery, Fermier général du prieuré de Romette, et de Marie BLAIN (1630->1698), née à Aspres-sur-Buëch, Aspres-sur-Buëch le 8 août 1665, elle a été reçue au baptême , Aspres-sur-Buëch le même jour, décédée à Bellegarde en Diois, Chapelle de Montlahuc (dans laquelle il n'existe aucune trace de sa sépulture)le 1er janvier 1737, à l'âge de soixante-douze ans. À vingt-huit ans, elle s'est mariée en 1693 avec David BUIS, né vers 1643 , Bellegarde-en-Diois, décédé le 5 avril 1728 à Bellegarde en Diois.
Génération II
2/3 - Jean de REVILLASC de LACHAU, maréchal des logis au régiment d'Anery, Fermier général du prieuré de Romette, fils de François (1583-<1663),>, légitimé par son père, né en 1625, cité en 04 1695 . À environ trente ans, il s'est marié vers le 5 juin 1655, à Aspres-sur-Buëch avec Marie BLAIN, née en 1630 , Aspres-sur-Buëch, décédée après juillet 1698.
Génération III
4/5 - François de REVILLASC, écuyer, Mestre de camp d'infanterie, fils de Guy (1541->1613), écuyer, et de Laurence de RICOU (1556->1620), né en 1583 , mort dès 09 07 1663 . À trente ans, il s'est marié le 10 juillet 1613 à Grenoble avecDiane de PONNAT, née le 3 mai 1600, décédée à Grenoble.
6/7 - Pierre BLAIN, né en 1605À vingt-cinq ans, il s'est marié en 1630 avec Marie LOMBARD, née en 1610.
Génération IV
8/9 - Guy de REVILLASC, écuyer, fils de Jean (1506->1576), écuyer, et de Jeanne BERGER (1511->1560), né en 1541 , cité en 12 1613. À trente-cinq ans, il s'est marié le 8 février 1576 avec Laurence de RICOU, née en 1556, décédée après novembre 1620.
10/11 - Jean Baptiste de PONNAT. Il s'est marié avecLouise de GARCIN CHATELARD.
Génération V
16/17 - Jean de REVILLASC, écuyer, fils de Claude (°1476), et de Jacquemine (Jacobine?) de PASSEVAL (1481->1531), né en 1506 , cité en 02 1576. À vingt-cinq ans, il s'est marié le 29 mai 1531 , à Die avecJeanne BERGER, née en 1511, décédée après février 1560.
18/19 - Claude de RICOU, secrétaire du Roi, fils de Pierre(1491->1549), né en 1521 . À trente ans, il s'est marié en 1551 avec Madeleine de BRIANÇON, née en 1526.
Génération VI
32/33 - Claude de REVILLASC, fils de Jacques(1427-1485), et de Cheyrine Sirène de BALBIAN (1432->1511), venu au monde en 1476 . À environ vingt-huit ans, il s'est marié vers le 25 janvier 1504 avec Jacquemine (Jacobine?) de PASSEVAL, née en 1481, décédée après le 29 mai 1531.
34/35 - Pierre BERGER, fils de Pierre (°1451), et de Jeanne CLOCHE (°1456), mis au monde , à Die en 1481 , cité en 02 1544 . À vingt-cinq ans, il s'est marié en 1506 avecCatherine de PIARRE, née en 1486, décédée après 1543.
36/37 - Pierre de RICOU, fils d'André (°1470), et de Mételine FUSIER (°1475), né en 1491 , cité en 05 1549 .
Génération VII
64/65 - Jacques de REVILLASC, fils de Gabriel(1406->1485), né à Aspres-sur-Buëch en 1427 , y décédé en 1485, à l'âge de cinquante-huit ans . À trente-quatre ans, il s'est marié en 1461 avecCheyrine Sirène de BALBIAN, née en 1432 , à Quiers, décédée après le 21 février 1511.
68/69 - Pierre BERGER, fils de Pierre (°1421), avocat à Die, néen 1451 . À vingt-cinq ans, il s'est marié en 1476 avecJeanne CLOCHE, née en 1456.
72/73 - André de RICOU, fils de Claude (°1440), né en 1470. Il s'est marié avec Mételine FUSIER, née en 1475.
Génération VIII
128/129 - Gabriel de REVILLASC, fils de Peyron (Perron Pierre) (1376->1430), châtelain du Lauzet, et de Catherine de PROVANA(°1381), né à Aspres-sur-Buëch en 1406. Vivait encore en 1485.
136/137 - Pierre BERGER, avocat à Die, né en 1421.
144/145 - Claude de RICOU, née en 1440 .
Génération IX
256/257 - Peyron (Perron Pierre) de REVILLASC, châtelain du Lauzet, fils d'Antonio ou Manfred (1346->1378), né , Revegliasco en 1376. Vivait encore en 1430 . À vingt-cinq ans, il s'est marié en 1401 avec Catherine de PROVANA, née en 1381.
Génération X
512/513 - Antonio ou Manfred de REVILLASC, fils d'Avareto(1316->1350), né , Revegliascoen 1346 . Vivait encore le 30 01 1378].
Génération XI
1024/1025 - Avareto de REVILLASC, fils de Bonifacio(1280->1322), né àRevegliasco en 1316. Vivait encore en 1350 .
Génération XII
2048/2049 - Bonifacio de REVILLASC, fils de Giordano(1256->1280), né àRevegliasco en 1280 . Vivait encore en 1322.
Génération XIII
4096/4097 - Giordano de REVILLASC, fils de Teucy Etnisy (°1226), né àRevegliasco en 1256 . Vivait encore en 1280
Génération XIV
8192/8193 - Teucy Etnisy de REVILLASC, né à Revegliasco

Biographie rédigée par le logiciel "FILIATUS PRO" développé par M. Michel DEMOREST (http://www.filiatus.com/)